Discours par Rév. Lucie

Fête des mères et Terre-Mère
Extrait de la Bible: Paul aux Éphésiens ch.5 versets 25 à 33
Discours
Dans la Bible, nous voyons que JÉSUS a eu de la considération pour les femmes, puisqu’Il a considéré la femme comme l’Église du Christ. Son amour était si grand pour elle qu’Il l’a purifiée par le baptême de l’eau pour la sanctifier par la parole et la faire paraître devant Lui glorieuse, sans tache, sans ride, mais sainte et belle. Il l’a lavée et parée pour se la présenter à Lui-même. L’homme ou le mari doit faire comme le Christ. Il doit aimer sa mère, sa femme, sa conjointe, sa soeur.
Mes Guides de Lumière m’ont inspiré une métaphore. Puisque la femme est comme l’Église, elle est un temple sacré qui donne la vie comme la Terre-Mère. Elle doit aussi être aimée et respectée. Et qu’arrive-t-il à la terre-mère présentement? Nous nous sommes isolés du monde des saisons, du monde des inondations, des arcs-en-ciel et des nouvelles lunes, du monde des jardins. Qui et combien d’entre nous s’arrêtent dans son jardin ou ailleurs pour voir comment chaque plante bouge et se transforme?
La Terre-Mère nous parle par le changement de ses feuilles, ou de ses attaques par des insectes ou des champignons. En respirant le parfum d’une plante, d’une fleur, on ressent la terre, le ciel, la forêt. Ces parfums nous calment, nous apaisent, nous revitalisent et nous rappellent souvent des souvenirs lointains. Les plantes sont nourries par notre conscience.
Qui d’entre nous prends le temps d’écouter son message, son problème ou même sa joie et son bonheur? Qui d’entre nous prends même le temps de simplement regarder la nature et voir sa beauté et reconnaître la nourriture qu’elle nous donne? Et voir aussi la force de l’herbe qui pousse à travers le ciment ou sur les roches.
La Terre-Mère nous aime à travers nos différences, elle nous accueille ….. Et nous, on ne la respecte pas; on en abuse; on la domine; on déchire ses entrailles; on la détruit; on la maltraite; on la rend malade; La Terre-Mère et les femmes doivent être aimées et respectées. Mais aujourd’hui, c’est la femme qui doit sortir de l’ombre et amener son énergie dans les changements planétaires dans l’amour par la douceur, mais avec une fermeté, parce que tout naturellement, la femme est plus intuitive. Laissons cette intuition être guidée vers des actions concrètes.
Et le rôle de l’homme est de lui transmettre son pouvoir de force, et l’aider à guérir ses blessures du passé causées par ce déséquilibre. Qu’est-il devenu de la relation avec notre Terre-Mère? Qu’est-il advenu de la complicité, de l’intimité? Où sont nos engagements? Il y a eu divorce entre l’esprit et le corps.
Le temps est venu de travailler ensemble côte à côte, homme et femme, dans un partage. Et le mot clé est l’Amour : amour spirituel, inconditionnel, fraternel, naturel. Souvent l’amour est brimé au nom des conventions, des cultures, du contrôle, du pouvoir mal employé. Quand nos pensées et les gestes que nous posons ou faisons autour de nous ne sont pas motivés par l’amour ou le bien, posons-nous des questions. Est-ce qu’on se laisse guider par notre cœur ou par notre mental? À l’intérieur de nous, nous sommes tous yin & yang, donc homme & femme. Aimons-nous avec notre côté féminin & masculin et nous connaitrons le véritable amour, Tel que Jésus, Parfait-Amour a vécu et nous a montré. Nous avons tous besoin d’amour. Est-ce à dire que notre mémoire se souvient d’une époque où l’amour était vécu pleinement et plus sainement? Bien sûr que oui.
Le véritable amour commence par soi-même. Que nous faut-il chacun pour que l’on s’aime véritablement? Est-ce physique, émotionnel, sentimental, spirituel? Veut-on vraiment savoir? Sommes-nous capable de s’arrêter et de sentir en nous la cause de notre mal aimé? Sommes-nous capable d’établir la relation avec notre Terre-Mère, notre mère guérisseuse? Recherchons dans notre esprit, nos réponses sont là. C’est par l’Amour & la Volonté qu’il faut défricher le jardin de notre âme.
Je termine avec une poésie de Victor Hugo dans « Les chants du crépuscule » :
« Ne te lasse pas de mêler à ton âme,
la campagne, les bois, les ombrages charmants,
les larges clairs de lune au bord des flots dormants,
le sentier qui finit ou le chemin qui commence;
et l’air et le printemps; et l'’horizon immense,
l'’horizon que ce monde attache humble et joyeux
comme une lèvre au bas de la robe des cieux. »
Rév. Lucie
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